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Mis à jour le 03/12/2009
Actualités

5 mai 2007 : 35ème rallye national du Pays de Dieppe (76)

Traditionnellement l’un des grands rendez-vous de notre saison, le rallye national des Pays de Dieppe s’est déroulé le samedi 5 mai dernier. Cette épreuve inscrite en première division de la Coupe de France (coef. 5), fait partie des 9 épreuves phares de la Coupe. À ce titre, nous retrouvons parmi les 87 engagés, des équipages et des voitures aux carrières prestigieuses, prêts pour affronter un parcours toujours sélectif.

En effet, la conjugaison d’un parcours concentré et d’une météo clémente, sèche et fraîche, aurait pu laisser croire que le taux d’abandon serait moins élevé que de coutume sur ce rallye, mais c’était sans compter sur le rythme soutenu impliqué par le découpage de la course. Si les organisateurs ont réduit la distance du parcours routier d’un tiers, ainsi que légèrement celle chronométrée, nous avons à couvrir entre 14h30 et 1h30 du matin, pas moins de 343 km de routier et 136 km de spéciale. Tout ceci laisse peu de temps à l’assistance pour veiller sur la bonne santé de la mécanique ! D’ailleurs, nous allons malgré nous donner du travail à notre mécanicien (à savoir papa HERTEL), puisque, tout comme au rallye de Neufchâtel-en-Bray, nous avons cassé une vitre latérale sur le parcours routier, cette fois-ci côté pilote, conséquence d’une déformation chronique du système de guidage de la vitre. Avant le départ, la liste d’engagés ne laisse pas planer le doute concernant le favori, puisque le vétéran José BARBARA (multiple vainqueur de l’épreuve sur Porsche et BMW dans les années 80 et 90) du haut de ses 63 printemps (!), sur sa SUBARU WRC 98 ex Colin Mc RAE, ne devrait pas être inquiété. En revanche, les deux autres marches du podium feront l’objet de toutes les convoitises de bon nombre de pilote, à commencer par Cédric VALENTIN (BMW M3), les hommes du Limousin Jean-Charles BEAUBELIQUE et Damien PIJASSOU sur leurs Peugeot 306 Maxi, les Mitsubishi de VASSELIN (évo 9), MALATRAY et BLANCHEMAIN (évo 8) et enfin le rapide Stéphane COLPEART (évo 6). Enfin, dans notre catégorie, le groupe F2000, Frédéric MOREL sur sa Clio et Eddy LEMAITRE sur sa Renault 19 Maxi devraient imposer leur rythme. Dans notre classe, avec 10 concurrents, nous aurons tout intérêt à surveiller de près Yves JOSSE sur sa 206, puisque ce dernier fait office de référence dans la catégorie sur les épreuves du Nord de la France. À noter que pour cette épreuve, nous avons modifié le train arrière en l’équipant d’une barre anti-devers d’un diamètre plus important, mais également remplacé les plaquettes de freins par un modèle carbone et surtout, nous allons découvrir les pneus YOKOHAMA.

En guise de terrain de jeu pour découvrir tout cela, la première spéciale ne nous est pas inconnue, puisque « Auffay » fût déjà le théâtre de bagarres mémorables à l’époque de nos débuts en AX GTI ! C’est donc parti pour en quelque sorte, une séance d’essais grandeur nature d’une distance de 15 Km. Les premiers kilomètres se passent plutôt bien, avec quelques hésitations légitimes, à placer franchement la voiture dans les appuis. Après 3 kilomètres, la première partie rapide se profile, pour enfin avoir un peu de sensations fortes, avec notamment un gauche droite complètement aveugle à la traversée d’un carrefour et qui passe à fond de cinquième, soit en ce qui concerne notre nouvelle monture, environ 185 Km/h ! Cependant, il est conseillé de se remettre vite de ses émotions, car le freinage suivant est pour le moins délicat. En effet, il s’effectue sur une route très bosselée, encore une fois en aveugle dans un gauche anodin, mais qui est suivi, à 50 mètres d’une équerre gauche plutôt lente ! Vous vous dîtes certainement que cet endroit est un test idéal pour juger nos nouvelles plaquettes de frein et nos pneus YOKOHAMA ? C’est sûrement vrai, mais si l’on se montre trop motivé ou en tout cas très optimiste, l’épisode se termine par un magnifique…tout droit ! Comme là dit un pilote bien connu, Jean RAGNOTTI, "après le panneau trop tard, il y a le panneau carrosserie" ! Heureusement en ce qui nous concerne, le panneau au pied duquel nous avons achevé notre freinage catastrophe, n’indique que des flèches blanches et bleues nous indiquant un virage…à gauche ! Merci bien, mais je suis au courant, j’ai un copilote…, que je n’ai pas dû bien écouter ! Rien de mal pour la carrosserie, en revanche le chronomètre ne va pas oublier de sanctionner cette erreur. Une petite marche arrière et c’est reparti, avec une petite retenue tout de même après cet avertissement, sauf à la célèbre épingle de Notre Dame du Parc, noire de monde, où nous nous permettons d’assurer le spectacle grâce à l’outil merveilleux qu’est le frein à main hydraulique ! A l’arrivée, le résultat n’est pas brillant avec un temps de 9 min 14 secondes, mais à notre grande surprise nous réalisons tout de même le meilleur temps de la classe F2000-13, devant la Saxo de Thomas DIDIME (à 11 secondes) et la 206 de Yves JOSSE, reléguée à 12 secondes.
Après un petit passage à l’assistance, nous repartons vers les deux spéciales suivantes, qui s’enchaîneront sans assistance avec seulement quelques kilomètres de routier entre les deux. C’est d’ailleurs sur le routier que notre vitre latérale va se briser encore une fois en remontant celle-ci. Idéal pour converser sa concentration ! Soit dit en passant le départ de cette seconde spéciale présente une particularité, puisque nous partons en centre ville, pour une boucle d’environ 500 mètres, pour repasser devant le départ. Très bonne idée des organisateurs qui donne au public la possibilité de voir les voitures de près, en toute sécurité et surtout de bénéficier de deux passages sans bouger. Dans cette spéciale avec des passages très rapides et plusieurs gros freinages, nous ne parvenons pas, enfin je ne parviens pas à trouver le bon rythme, puisque Dominique "envoie" les notes sur le bon tempo. Une fois trop vite, comme dans ce gauche noté à fond et qui, nous pouvons vous l’assurer, ne passe pas du tout à fond puisque nous nous sommes fait une belle "chaleur". Puis plusieurs fois pas assez vite, notamment sur les gros freinages sur lesquels j’ai vraiment assuré, puisque sur certains, il a été nécessaire de ré-accélérer pour arriver jusqu’au virage ! Bien évidemment le chronomètre ne pardonne pas ce type d’erreur, mais encore une fois, nous faisons le meilleur temps de notre catégorie. Dans la spéciale suivante, qui est complètement nouvelle pour nous, puisqu’elle avait été disputée uniquement en 2005, saison au cours de laquelle nous avions détruit notre HONDA Intégra, nous prenons le départ en espérant oublier les petits incidents qui ont émaillé jusque là notre course. Sans forcer et surtout sans se poser de question, la bonne cadence est adoptée et le comportement de la voiture est mieux appréhendé. Le temps réalisé est meilleur et nous permet de continuer à creuser l’écart sur la 206 de notre adversaire.

Retour à l’assistance pour une séance de "camouflage" sur la portière gauche, car si la météo est sèche, il ne fait assez chaud pour rouler avec la vitre ouverte ! Cette pause est également le bon moment pour observer notre position au classement général et dans notre catégorie. Le bilan est simple et clair, les premiers du classement général ne nous ont pas attendu et nous sommes 14ème. Cependant, si l’ont s’en tient à regarder les résultats dans notre catégorie, nous sommes largement en tête avec déjà environ 25 secondes d’avance sur notre plus proche poursuivant ! Donc pas de panique ! Un petit sandwich, un peu de jus de myrtille, vous comprendrez plus tard pourquoi, et c’est reparti pour la seconde boucle. Nouveau passage dans "Auffay", beaucoup plus saignant…, et prudent sur le freinage raté du premier tour, avec à la clé un temps nettement amélioré puisque nous progressons de 15 secondes ! Enfin un temps à la hauteur de nos espérances, en ce qui concerne le classement général. Dans notre catégorie, le trou est fait, puisque JOSSE encaisse d’un coup 22 secondes ! Malheureusement, dans les deux spéciales suivantes, mes vieux démons me retombent dessus, et à nouveau je perds le bon rythme et joue franchement "petits bras" sur chaque gros freinages. Nous l’avons déjà dit, le chronomètre n’apprécie pas les faux rythmes et nous sommes à nouveau sanctionnés par un temps "moyen". Dans la dernière spéciale de cette seconde boucle, nous ne trouvons toujours pas le bon rythme et pour parfaire l’ensemble, nous sommes gênés deux fois par des concurrents partis avant nous et qui ont, malheureusement bien chiffonnés leurs voitures respectives ! À noter que seulement quelques centaines de mètre avant l’arrivée, nous étions à deux doigts de sortir nous aussi de la route, suite à un passage très optimiste en quatrième dans une courbe notée en troisième ! Heureusement, nous rejoignons l’arrivée sans mal, mais encore une fois nous ne réalisons pas un bon temps. Cela dit, si l’on se concentre sur le classement de notre classe, nous n’avons pas vraiment de souci à nous faire car JOSSE a abandonné sur un problème mécanique, ce qui nous laisse, disons plusieurs minutes d’avance sur notre poursuivant (4min34s sur Guillaume LEFEBVRE, Saxo VTS) !

Nouveau passage vers l’assistance avant la dernière boucle, nocturne puisqu’elle se déroulera entre 22h30 et 1h du matin. C’est l’occasion d’habiller notre voiture de sa tenue de soirée, à savoir sa rampe de phares ! D’ailleurs, c’est aussi l’occasion de vous éclairer (je sais elle était facile celle là) sur le pourquoi du jus de myrtille. En effet, l’idée, clairvoyante (je sais, je sais elle est nulle !), est bien sûr de rouler presque aussi vite de nuit, comme nous l’avions fait de jour. Ainsi, l’artifice technique de la rampe de phare procure à la voiture une puissance d’éclairage très importante, mais la myrtille est également un fortifiant pour la vue, qui pourrait presque donner l’impression au pilote devoir une rampe de phares à la place des lunettes !! Nous ne vous donnerons pas la source de ce bon tuyau, mais vous donnerons un indice en vous indiquant qu’il s’agit d’un pilote Normand qui a écrit de très belles pages de l’histoire du sport automobile avec l’équipe Renault Alpine à l’époque des Berlinettes ! Cette dernière boucle nocturne se déroulera sans problème particulier, toujours sur un faux rythme ne nous permettant pas d’espérer remonter dans le classement général. Ainsi nous remportons largement la classe F2000-13, nous terminons troisième du groupe F2000 et treizième au classement général.

Sportivement nous pouvons nous montrer satisfaits, puisque nous remportons à nouveau notre catégorie et terminons sur la dernière marche du podium de groupe, mais notre position au classement général n’est pas celle que nous visions avant le départ. Heureusement les courses se suivent, mais ne se ressemblent pas, ainsi le prochain rallye National de la ville du Tréport nous offrira un autre terrain de jeu, sur lequel nous espérons retrouver le bon rythme.

Ainsi, nous vous donnons rendez-vous le 16 juin prochain, sur les routes tréportaises, où nous tenterons la passe de trois dans la classe F2000-13.

Jonnhy & Dominique.

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